Qu’est-ce que la divination ?

Par Julien JudePublié le 3 avril 2018 dans Voyance en ligne 0 Commentairescarte de tarot

On appelle « divination » l’ensemble des disciplines, des techniques, ainsi que des aptitudes innées ou acquises grâce auxquelles on peut découvrir ce qui est habituellement caché au commun des mortels.

Ses sujets d’investigation les plus courants sont la prédiction de l’avenir (d’une personne, d’un pays ou même d’une civilisation) ou la découverte d’objets cachés (perdus, enfouis). Ainsi, la rhabdomancie, qui permet au sourcier de détecter des poches d’eau ou des cours d’eau souterrains (et donc inconnus à la vue) à l’aide des mouvements d’une baguette, est encore aujourd’hui abondamment utilisée sans qu’elle n’ait pu être expliquée par la science.

Étymologie et définition de la divination

Si l’on s’en tient à l’étymologie exacte, on découvre que le mot vient du verbe latin « divinare » qui signifie déjà, à l’époque classique, prédire, présager, ou encore prophétiser. En outre, le radical latin « divin- » associe étroitement le mot à l’action d’une divinité.

Par définition donc, la divination est la capacité qu’a développée un individu doté de cette prédisposition, de deviner une chose future, non advenue. La relation aux dieux est ici explicite. Et en effet, d’après les ouvrages spécialisés sur le sujet, soit le devin est un oracle, choisi par une divinité à qui il sert d’intermédiaire, dont il dit la parole, soit il est un être capable d’interpréter des signes qui s’offrent à la vue de tous mais qu’il est le seul à remarquer.

Celui qui prédit l’avenir est appelé devin, mot qui a la même origine étymologique, ou encore medium (auquel cas on met l’accent sur sa fonction d’intermédiaire). Il peut s’agir, indifféremment, d’un homme ou d’une femme, et on connaît, dans toutes les civilisations, autant d’hommes que de femmes versés dans l’art de la prédiction.

Celle-ci peut être effectuée grâce à l’interprétation d’éléments matériels primaires, tels que l’air, l’eau, le feu, des supports concrets, comme le sel, le blé, les arbres, les pierres, ou abstraits, comme les songes, animés comme les oiseaux, les chiens, ou inanimés.

Il semble qu’une prédisposition bien particulière, appelée le plus souvent « don », soit nécessaire au devin, mais le développement de cette aptitude par l’apprentissage de techniques parfois complexes, semble tout aussi indispensable.

Les arts divinatoires les plus connus

Depuis les époques les plus reculées, les hommes ont eu recours à des techniques extrêmement variées grâce auxquelles ils parvenaient à pratiquer la divination. Tandis que certaines sont encore utilisées aujourd’hui, d’autres ont été perdues, oubliées, ou ne sont plus guère pratiquées.

En voici une liste non exhaustive :

  • La bibliomancie est une technique grâce à laquelle un devin parvient à connaître l’avenir en interprétant un texte issu d’un livre, et choisi au hasard.
  • La cartomancie se sert des cartes pour découvrir le futur.
  • La chiromancie, encore utilisée de nos jours, est la lecture des lignes de la main d’une personne, en vue de prédire son avenir.
  • La numérologie, qui connaît actuellement un regain d’intérêt après être tombée en désuétude, permet d’opérer des prédictions à partir des chiffres, comme par exemple ceux de la date de naissance d’une personne.
  • L’oniromancie est l’art de tirer un présage à partir de l’interprétation des rêves.
  • La zoomancie s’appuie quant à elle sur les comportements animaux (comme les auspices, fondés sur le vol des oiseaux) pour découvrir un message délivré par les dieux et supposé révéler un événement futur.

Cette liste ne recense qu’une infime partie des techniques connues. Plus d’une centaine ont été répertoriées, parmi celles dont on a aujourd’hui connaissance.

Une pratique immémoriale

L’utilisation de la divination à des fins de prédiction remonte sans nul doute à des temps immémoriaux, et trouve son son origine la plus lointaine dès la Préhistoire, bien que les preuves s’amenuisent à mesure que l’on remonte dans le temps. Des vestiges archéologiques permettent cependant d’attester que, dans certaines civilisations, comme l’Égypte antique, ou la civilisation maya, le recours à des techniques permettant la prédiction du futur était un rite religieux fréquent, exercé par des individus aux fonctions religieuses élevées.

La Grèce et la Rome antique avaient également recours à d’innombrables techniques divinatoires, comme le prouve l’Odyssée d’Homère, où l’on interprète déjà aussi bien les rêves que le vol des oiseaux, ou l’ouvrage de Cicéron consacré à la question (De la Divination), qui date du 1er siècle av. J.-C, ainsi que l’ensemble des mythes qui y font fréquemment référence.

Au fil du temps, de nouvelles techniques ont été créées : on peut ainsi établir une chronologie, et situer par exemple la taromancie, autour du 15ème siècle, la divination dans une boule de cristal à peine un siècle plus tard, tandis qu’il faudra attendre le 18ème siècle pour que soit pratiquée la tarologie telle qu’on la connaît aujourd’hui.